Cette semaine, une partie de l’équipe a participé aux vingtièmes journées scientifiques annuelles du réseau québécois de recherche sur le vieillissement, le RQRV, qui se tenait à Sherbrooke. Le RQRV est un réseau soutenu par les Fonds de recherche du Québec (FRQ), qui regroupe des chercheurs et étudiants issus de disciplines et de secteurs très variés — sciences de la santé, sciences naturelles, sciences sociales — pour propulser des projets novateurs sur le vieillissement à travers le Québec. Le RQRV célèbre d’ailleurs cette année son 30e anniversaire ! 

Les journées scientifiques du RQRV ont rassemblé de nombreuses personnes de la communauté scientifique pour cet événement de deux jours. Au menu, un concours de vulgarisation scientifique, une table ronde de discussion autour du thème de la proche aidance ouvert au public, des affiches scientifiques, des présentations orales et de nombreux échanges.

Trois étudiants du labo, Alexandre Sicard, Maélie Royal et David Ratelle, ainsi que Pascale Tremblay, la directrice du labo, ont participé aux journées scientifiques du RQRV cette année et y ont présenté les résultats de trois grands projets du labo : PICCOLO, NeuroSPiN et MELODIC. Alexandre et Maélie y ont présenté des affiches, alors que David a effectué une présentation orale pour laquelle il a d’ailleurs gagné un prix.

L’affiche d’Alexandre

Alexandre, doctorant en sciences de la réadaptation, a présenté ses analyses les plus récentes du projet PICCOLO, notre projet de recherche sur les effets de la Pratique d’un Instrument ou du Chant sur la COgnition, le Langage et l’Organisation cérébrale, financé par les fonds de recherche du Québec — Nature et technologies (FRQNT) et le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG). La pratique musicale sollicite de façon intensive l’attention, notamment la capacité à se concentrer sur un son spécifique tout en ignorant les distracteurs — une habileté qui tend à décliner avec l’âge. Alexandre cherche à déterminer si cette pratique soutenue laisse des traces dans l’organisation du cerveau. Il a récemment entrepris l’analyse de la connectivité structurelle, mesurée grâce à l’IRM de diffusion, à l’intérieur du réseau cérébral qui contrôle l’attention, en comparant des chanteurs, des instrumentistes et un groupe contrôle sans pratique musicale.

Figure 1. Affiche présentée par Alexandre

L’affiche de Maélie

Maélie, étudiante à la maîtrise en sciences de la réadaptation, a présenté les premiers résultats de notre étude longitudinale MELODIC. Ce projet de grande ampleur s’intéresse à la plasticité cérébrale induite par des activités de loisir en groupe. L’objectif est de mieux comprendre comment certaines activités peuvent induire des changements de la structure et du fonctionnement du cerveau adulte, et favoriser un vieillissement en santé en soutenant la communication et les fonctions cognitives et en réduisant le stress. Dans le cadre du projet, nous comparons les impacts d’une activité de groupe musicale, pratiquée pendant 15 semaines, à ceux d’une activité de groupe non musicale, également pratiquée pendant 15 semaines. Un groupe témoin nous permet de contrôler pour les effets d’apprentissage et le passage du temps en effectuant tous les tests, mais sans participer à une activité. Dans le cadre de sa maîtrise, Maélie s’intéresse à l’impact des activités de groupe sur la perception de la parole dans le bruit et ses mécanismes sous-jacents, mesurés via IRM.

Figure 2. L'affiche présentée par Maélie

La présentation de David

David, audiologiste et doctorant en sciences de la réadaptation, a présenté les résultats de ses analyses du projet NeuroSPiN. L’objectif de cette étude, financé par les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), est de mieux comprendre les mécanismes liés aux difficultés de perception de la parole dans le bruit (en anglais le « speech in noise » ou SPIN, d’où le nom du projet), lesquelles sont très prévalentes chez les personnes âgées, et qui apparaissent dès la fin de la trentaine. Comme la plupart des conversations ont lieu en présence de bruit (p. ex. au restaurant ou à la maison lorsque le lave-vaisselle fonctionne), ces difficultés peuvent avoir des conséquences importantes, notamment sur la participation sociale et le bien-être. Dans le cadre de son projet doctoral, David a analysé le signal cérébral mesuré au moyen de l’lectroencéphalographie pour comprendre les mécanismes cérébraux sous-jacents aux difficultés de perception de la parole dans le bruit.

Figure 3. David lors de sa présentation orale

Conclusion

Ce congrès a été une belle occasion pour l’équipe de partager ses travaux, de réfléchir aux enjeux de la recherche sur le vieillissement, de tisser des liens avec d’autres personnes chercheuses et étudiantes du réseau, ainsi qu’avec des partenaires du milieu, comme des membres de la Société Alzheimer, et de s’inspirer des nombreux projets en cours à travers le Québec. Félicitations encore à David pour son prix bien mérité, bravo à Alexandre et Maélie pour leurs belles présentations, et merci à toute l’équipe du RQRV pour ce bel événement !