lundi, 12 novembre 2018 17:05

Science & poupées russes - la suite

Les données de notre projet sur le chant (projet 192-2017) sont en cours d’analyse. Ce projet, qui visait à identifier les effets positifs du chant choral sur la communication dans le vieillissement, a fait appel à 142 participants, chanteurs et non-chanteurs. Merci encore à tous ceux qui ont participé !
 
Blogue projet192 2017 voix 3
Nous vous aviez déjà présenté certains résultats sur l'articulation de ce même projet. Aujourd’hui, nous vous proposons un aperçu des données liées à l’étude de la voix, l’une des composantes de la communication que nous avons mesurées. Chaque image présentée ici illustre l’une des quatre tâches que devaient réaliser les participants.
 
Tâche : Voyelle soutenue. Le participant devait tenir en continu la voyelle « a » durant 5 secondes. Il s’agit d’une tâche classique pour mesurer les caractéristiques de la voix comme sa hauteur, intensité, la quantité de bruit qu’elle contient, et sa stabilité. La ligne bleue sur le spectrogramme représente la hauteur moyenne alors que la ligne jaune représente l’intensité moyenne à chaque moment c’est-à-dire sa force mesurée en décibel (dB).
 
Voyelle soutenue2
Le graphique du haut est un oscillogramme. Il représente les vibrations de la voix du participant. Plus le son est fort, plus l’amplitude (la hauteur) des lignes verticales (les ondes) est grande. Plus un son est aigu, plus sa fréquence est grande, c’est-à-dire que les ondes du son sont rapprochées. Au contraire, un son grave est créé par des ondes moins rapides, donc une fréquence plus basse.
Le spectrogramme, en bas, permet de représenter plus en détail les caractéristiques du son. Les sons aigus sont représentés dans le haut du graphique, alors que les sons graves sont situés dans le bas du graphique. Dans ce graphique, plus un son est fort, plus il est foncé. La ligne bleue représente la hauteur moyenne du son dans le temps. 
 
Tâche : Phonation maximale. Le participant devait tenir la voyelle « a » le plus longtemps possible. Cette tâche nous permet de mesurer les capacités phonatoires d’une personne, c’est-à-dire sa capacité à vocaliser. La ligne bleue sur le spectrogramme représente la variation de la hauteur de la voix d’un participant. Sa voix est stable et plutôt grave (la ligne bleue est au bas du graphique, où sont situées les basses fréquences).
 
Phonation maximale2
 
Tâche : Variation de hauteur. Le participant devait soutenir la voyelle « a » en continu normalement au début, puis de plus en plus grave et ensuite de plus en plus aigu. Cette tâche nous permet de mesurer la capacité d’une personne à contrôler la hauteur de sa voix.
 
Variation de hauteur2
 
Tâche : Variation d’intensité. Le participant devait soutenir la voyelle «a» du moins fort possible jusqu’au plus fort possible. Cette tâche nous permet de mesurer la capacité d’une personne à contrôler l’intensité de sa voix. Sur le spectrogramme, en bas, la courbe (ligne jaune) illustre la variation de l’intensité de la voix. Le participant commençait par chuchoter et terminait la tâche à sa puissance maximale.
 
Variation dintensite2
Dernière modification le vendredi, 18 septembre 2020 17:38

À propos

Le laboratoire des neurosciences de la parole et de l’audition, dirigé par Pascale Tremblay, Ph.D., se spécialise dans la recherche en neurosciences cognitives du langage. Nos travaux, fondamentalement multidisciplinaires, portent principalement sur les bases neurobiologiques de la perception et la production du langage et de la voix, et sur les facteurs qui affectent notre habileté à communiquer en contexte social (âge, cognition, audition, etc.).