jeudi, 04 avril 2019 17:38

Maxime au RBIQ

Bravo à Maxime, étudiant à la maîtrise au laboratoire, qui présentait son affiche intitulée : « Differences in Cortical Structure between Aging Choral Singers and Non-singers » à la journée scientifique annuelle du Réseau de bio-imagerie du Québec (RBIQ) le 28 mars dernier !

Blogue Maxime RBIQ 2019

Le chant choral, une activité musicale et sociale appréciée par beaucoup de gens (plus de 500 000 choristes au Québec en 2017 selon l’Alliance chorale du Québec !), aurait-il des effets bénéfiques sur le cerveau ?

Pour répondre à cette question, les cerveaux de 82 choristes et non-chanteurs, âgés de 20 à 87 ans, ont été comparés à partir d’images de cerveaux obtenues grâce à l’imagerie par résonance magnétique (IRM). Les régions colorées sur les cerveaux de la figure 3 (voir l'affiche) sont celles où des différences ont été repérées entre les 2 groupes. Dans plusieurs aires du cerveau, une augmentation du volume, de la surface ou de l’épaisseur a été trouvée chez les choristes. Ces différences pourraient être liées à une amélioration de la cognition et des habiletés langagières des participants. Des analyses sont en cours pour répondre à cette question.

Les résultats démontrent aussi un effet protecteur du chant choral sur le déclin de certaines aires du cerveau (voir la figure 4 sur l’affiche). La plasticité, c’est-à-dire la capacité du cerveau à se réorganiser, est un processus qui se produit tout au long de notre vie. Chanter dans une chorale pourrait aider notre cerveau à rester « jeune » en promouvant cette plasticité. Il reste tout de même beaucoup à faire pour comprendre comment le chant choral affecte notre cerveau. À suivre !

AfficheRBIQ2019 VF

Dernière modification le mardi, 03 mars 2020 18:04

À propos

Le laboratoire des neurosciences de la parole et de l’audition, dirigé par Pascale Tremblay, Ph.D., se spécialise dans la recherche en neurosciences cognitives du langage. Nos travaux, fondamentalement multidisciplinaires, portent principalement sur les bases neurobiologiques de la perception et la production du langage et de la voix, et sur les facteurs qui affectent notre habileté à communiquer en contexte social (âge, cognition, audition, etc.).