jeudi, 07 mars 2019 17:42

Validation québécoise du VHI

La dysphonie est une altération qui affecte l’intensité, la hauteur ou le timbre de la voix. Elle peut prendre plusieurs formes telles qu’une extinction de voix, une voix enrouée, rauque ou soufflée. Ce trouble commun impacte grandement la qualité de vie des personnes touchées.

Le Voice Handicap Index (VHI) est un outil très utilisé pour évaluer la qualité de vie en lien avec la voix. Si le VHI a déjà été traduit en plusieurs langues, dont le français européen, une version québécoise manquait cependant. Pascale Tremblay, la directrice du laboratoire, a participé à une étude de validation du VHI en français québécois. Ce projet, mené par une équipe de la Faculté de médecine de l'Université Laval, incluant des collègues du CIRRIS (Vincent Martel-Sauvageau, Charles Batcho), du département d’ORL (Jean-Michel Bourque, Simon Gagnon) et du CHU de Québec - CHUL (Lyne Defoy) a permis de traduire, d’adapter et de valider une version québécoise du VHI, le VHI-QC.

En effet, une simple traduction ne suffit pas à attester de la validité d’un questionnaire. Au-delà de la langue, des différences culturelles existent entre les différents groupes linguistiques. Ces différences doivent être prises en compte puisque l’interprétation des résultats pourrait être affectée.

Afin d’avoir l’assurance que le VHI-QC est un outil fiable pour la population québécoise, 150 adultes en bonne santé (testés à notre laboratoire) ont rempli le questionnaire et ont été comparés à 154 patients atteints de dysphonie rencontrés dans le cadre de leur évaluation. Les résultats montrent que le VHI-QC distingue correctement les adultes en bonne santé de ceux atteints de dysphonie, en plus de montrer une amélioration de la qualité de vie des patients suite à un traitement en orthophonie.

20180723 094752

 

Émilie (à droite), une assistante de recherche du laboratoire, avec une participante dont la voix est enregistrée pour l'une de nos études. La participante doit moduler sa voix en fonction des gestes que fait Émilie.

Elles se trouvent dans la salle faradisée et insonorisée du laboratoire qui nous permet d'étudier différents phénomènes langagiers, cognitifs et auditifs dans un environnement contrôlé et silencieux.

 

 

 

SalleSourdeInOut petite

Installations du laboratoire au Centre de recherche CERVO Brain research Centre .

GAUCHE : La « boîte » que l'on voit à gauche est la salle faradisée et insonorisée qui nous permet d'étudier différents phénomènes langagiers, cognitifs et auditifs dans un environnement contrôlé et silencieux. À l'extérieur, il y a un ordinateur de contrôle et une fenêtre pour que l'expérimentateur puisse interagir avec le participant.

DROITE : Photo de l'intérieur de la salle insonorisée, où on voit l'ordinateur sur lequel les consignes sont affichées pour le participant ainsi que le matériel d'enregistrement de la voix et d'audiométrie. Finalement, le matériel de gauche est lié à la technique de stimulation magnétique transcrânienne (TMS), elle aussi utilisée par le laboratoire.

Un article a été rédigé par l’équipe et sera soumis à un journal scientifique sous peu pour évaluation. À suivre!

Dernière modification le lundi, 02 mars 2020 18:13
Plus dans cette catégorie : « La fonction parapluie

À propos

Le laboratoire des neurosciences de la parole et de l’audition, dirigé par Pascale Tremblay, Ph.D., se spécialise dans la recherche en neurosciences cognitives du langage. Nos travaux, fondamentalement multidisciplinaires, portent principalement sur les bases neurobiologiques de la perception et la production du langage et de la voix, et sur les facteurs qui affectent notre habileté à communiquer en contexte social (âge, cognition, audition, etc.).