vendredi, 17 septembre 2021 13:56

Trucs pour lire et comprendre un article scientifique

Vous voulez lire un article scientifique, mais vous n’avez pas l’habitude d’en lire, ou même, n’en avez jamais lu ? L’article vous semble long et bourré de termes techniques  ? Pas de panique  ! 

Tous les membres du laboratoire ont eu un jour à lire leur premier article scientifique, et ensuite plusieurs autres dans des domaines qui leur étaient moins familiers. Voici donc quelques trucs de pro (et pro-en-devenir  !) pour vous aider à comprendre l’article qui vous intéresse.

Lire un article dans un domaine qui ne nous est pas familier s’apparente à partir en expédition : comme tout bon explorateur ou bonne exploratrice, la première étape est de préparer votre expédition  !

D’abord, préparez votre matériel. Voici quelques suggestions :

  • Dictionnaire, idéalement spécialisé dans le domaine
    • Pour le domaine de la santé, vous pouvez utiliser le Portail Terminologique HeTOP. Fonctionnalité bonus : ce portail peut vous servir de traducteur  !
  • Blogue du Laboratoire des neurosciences de la parole et de l’audition — si vous vous intéressez à un article publié par notre laboratoire ou à tout autre article lié au domaine du langage ou des neurosciences cognitives, vous pourriez trouver sur notre blogue des explications pertinentes en lien avec certains concepts ou méthodes de neuroimagerie (p. ex. différence entre parole et langageIRMTMS, etc.).
  • Papier et crayon, ordinateur ou téléphone intelligent pour prendre des notes tout au long de votre lecture.
  • Un verre ou une bouteille d’eau — rester hydraté, c’est important  ! 

 

Une fois votre matériel rassemblé, c’est un départ  !

Facebook Carte trucs pour lire un article scientifique Fig 1

Première étape : déterminer la fiabilité de l’article. 

Tous les articles, et plus généralement toutes les sources d’information, ne sont pas de la même qualité. Si vous avez trouvé l’article sur une page crédible, comme un moteur de recherche scientifique (p. ex. Pubmed), un dépôt institutionnel (p. ex. Corpus UL, ou HAL) la page du scientifique en chef du Québec ou le site web d’un laboratoire universitaire (comme celui-ci), il est probable que l’article contienne des informations rigoureuses.

Il est important de faire la différence entre les articles de vulgarisation scientifique et les articles scientifiques eux-mêmes. Même s’ils sont plus ardus, l’idéal est de lire les articles scientifiques et non l’interprétation qu’en ont faite d’autres personnes. On peut parfois commencer par l’article de vulgarisation, et ensuite continuer avec l’article scientifique. 

Voici quelques manières d’évaluer la fiabilité d’un article scientifique :

1. L’étude a-t-elle été publiée dans une source rigoureuse et fiable ? Certains journaux sont moins rigoureux que d’autres. Un journal scientifique sérieux requiert l’évaluation de tous les articles par des scientifiques indépendants (en général, trois) dont l’expertise scientifique ou méthodologique est liée au contenu des articles. C’est ce que l’on appelle l’évaluation par les pairs, et qui a pour but de vérifier la pertinence des questions de recherche, les objectifs et hypothèses, la qualité de la méthodologie, l’adéquation entre les questions de recherche et la méthodologie, la rigueur des analyses et la cohérence des interprétations.  

    • Consultez un classement de journaux, tel que celui de Scimago : le journal en question est-il listé ? C’est déjà une preuve qu’il a un certain niveau de sérieux. À quel rang le journal se situe-t-il ? 
      • Plus le journal est dans un rang quartile élevé, plus il a un facteur d’impactélevé. Le facteur d’impact traduit l’influence d’un journal et représente le nombre de citations que les articles d’un journal ont reçues (divisé par le nombre d’articles publiés). La logique du calcul est que les journaux dont les articles sont les plus cités ont plus d’impact. Bien sûr, cette méthode n’est pas infaillible, puisque, par exemple, certains articles sont cités afin d’être critiqués et non applaudis.
      • Un journal dans le premier quartile est excellent en termes d’impact et constitue généralement une source d’information fiable. Cela étant dit, il ne faut pas rejeter un article simplement parce qu’il est publié dans un journal moins prestigieux. Car outre la rigueur, d’autres facteurs entrent dans la sélection des articles publiés dans les grandes revues, comme le thème, et l’aspect novateur des résultats. Ainsi, un article sérieux, mais qui ne propose pas des résultats révolutionnaires a moins de chance de se retrouver dans une grande revue. La conclusion  ? Assurez-vous que votre journal est évalué par les pairs, et qu’il est répertorié dans les listes de journaux sérieux (e.g. Pubmed, Web of ScienceScimago).

2. L’équipe de recherche est-elle composée de scientifiques  ? Les membres de l’équipe sont-ils affiliés à des universités ou des centres de recherche  ? L’équipe possède-t-elle les expertises en lien avec l’étude  ? Tout comme on ne demanderait pas au plongeur Alexandre Despatie de jouer au hockey pour les Canadiens de Montréal, les scientifiques ont des champs d’expertise particuliers, tant sur le plan scientifique (la thématique) que méthodologique. Les différents membres de l’équipe apportent chacun une expertise, méthodologique et/ou scientifique. 

Vous pouvez chercher le nom de chaque membre de l’équipe, dans le site web de l’université ou du centre de recherche auquel il ou elle est affilié — cette information se trouve dans l’article sous la liste des auteurs, dans une section intitulée affiliations. Vous devriez trouver sur la page professionnelle du scientifique une description de ses intérêts de recherche, ses travaux antérieurs, ses domaines d’études et des liens vers d’autres sites pertinents, par exemple :

    • Le site du laboratoire du chercheur ou de la chercheuse
      • Ici, vous trouverez entre autres la liste des étudiants et étudiantes qui travaillent dans son laboratoire. Ceux-ci peuvent être les auteurs et autrices d’articles, mais n’ont pas tous une page à leur nom sur le site web de leur université ou centre de recherche.
      • ORCID fournit un identifiant unique à chaque scientifique. On peut généralement trouver sur la page ORCID d’un chercheur ou d’une chercheuse son emploi, sa formation et ses qualifications, ainsi que ses travaux.
      • Vous trouverez ici le détail de ses publications scientifiques et son indice H (ou H-indexen anglais) : cette mesure ressemble au facteur d’impact des journaux. Plus l’indice H est élevé, plus les articles de l’auteur ou l’autrice ont été cités par d’autres. Bien qu’il ne soit pas infaillible, un indice H élevé peut être un bon indice de la réputation du chercheur ou de la chercheuse. Mais attention  ! Les étudiants et étudiantes ainsi que les scientifiques en début de carrière ont de faibles indices H car ils ou elles ont peu publié, ce qui est différent de ne pas avoir été cité. Dans certains domaines, les index sont plus élevés que d’autres. Il faut donc interpréter avec nuance.
      • Vous pouvez trouver plusieurs articles gratuitement ici  ! Mais attention : assurez-vous qu’ils soient fiables  ! 

3. Qui a financé l’étude  ? Au Québec et au Canada, une très grande partie de la recherche est financée par des fonds publics provenant d’organismes subventionnaires qui financent des projets après en avoir évalué la qualité scientifique. Ces organismes n’interfèrent d’aucune façon dans la conduite des projets. Ce sont par exemple les Fonds de recherche du Québec.

Il arrive toutefois que des études soient financées en tout ou en partie, par des fonds privés provenant d’organismes à but non lucratif ou à but lucratif, comme des compagnies. Par exemple, si une compagnie d’appareils auditifs a financé une étude sur les bénéfices du port d’appareils auditifs chez les personnes âgées, c’est un conflit d’intérêtsOxford academic journals définit un conflit d’intérêts comme étant un « quelconque intérêt financier ou connexions – directes ou indirectes – ou autres situations qui pourraient soulever la question du biais dans le travail rapporté ou dans les conclusions, implications, ou opinions présentées. Ceci inclut les sources de financement commerciales ou autres pertinentes attribuées à un auteur ou une autrice, à un département ou à une organisation, ainsi que des relations personnelles ou une compétition académique directe. » (Traduction libre). Dans notre exemple avec la compagnie d’appareils auditifs, il faudrait approcher l’article avec un œil critique, car les conclusions de l’article pourraient avoir été influencées par leur source de financement de manière à produire un résultat favorable aux intérêts financiers de la compagnie. Mais ce n’est pas forcément le cas.

Bien entendu, il faut toujours avoir un esprit critique quand on lit un article scientifique, qu’il y ait ou non des conflits d’intérêts rapportés  ! 

L’information sur le financement de l’étude se trouve habituellement à la fin d’un article, après la conclusion, dans une section intitulée Déclaration de conflits d’intérêts. S’il y une section Remerciements, vous pouvez aussi la consulter pour vérifier la présence d’un conflit d’intérêts.

Pour plus de détails sur les différentes sources scientifiques, nous vous invitons à consulter ce billet de blogue complémentaire.

 

Si après vos vérifications, l’article ne semble pas très fiable, il vaut mieux en chercher un autre. Dans ce cas, une option serait de vous rendre sur PubMed, une base de données d’articles scientifiques. Trouvez-y votre article à l’aide de son titre — ou mieux, du DOI (numéro d’identification d’objets digitaux). 

Voici ce que vous devriez voir :

Facebook Trucs pour lire un article scientifique Fig 2

À la droite du résumé, dans page navigation, deux sections peuvent vous être très utiles : Similar Articles et MeSH Terms.

  • Similar Articles vous propose des articles similaires à celui dont vous consultez actuellement la fiche. Un des articles proposés pourrait être intéressant  !
  • Les termes MeSH sont des mots-clés contrôlés. Des articles traitant du même sujet utilisent parfois des termes différents pour référer au même concept — par exemple, « ouïe » et « audition ». Les termes MeSHpermettent de regrouper tous ces termes sous un même synonyme, facilitant ainsi vos recherches. Vous pouvez utiliser quelques-uns de ceux attribués à votre article initial pour en trouver un autre sur le même sujet.

 

Une fois que vous avez déterminé que votre article est fiable, vous êtes prêts à entamer la lecture de l’article  ! 

 

Le résumé

La première partie à lire est le résumé (abstract en anglais). Ici, l’article est résumé en un paragraphe. Cette section est donc souvent très dense et peut être difficile à comprendre. Pas de panique  ! Tout ce qui est dit ici sera détaillé plus loin. 

Utilisez le résumé pour faire un état de situation : celui-ci vous fournit un aperçu des objectifs de l’étude, des méthodes utilisées par l’équipe de recherche, de leur hypothèse, des points saillants des résultats et des conclusions tirées par l’équipe de recherche.

Il y a des mots ou des concepts que n’avez-vous pas compris  ? Notez-les. Plusieurs seront expliqués dans les prochaines sections de l’article  ! Toutefois, si un concept n’est pas expliqué la première fois qu’il apparaît dans le corps du texte, prenez alors un moment pour chercher sa définition, car il risque d’être important d’en saisir le sens pour bien comprendre l’article.

Attention  ! Lire seulement le résumé ne permet aucunement d’avoir une bonne idée au sujet de l’article  ! Tout comme une bande-annonce ne permet pas de connaître toutes les informations et nuances qu’on apprendrait en visionnant le film, le résumé à lui seul ne permet pas de tirer des conclusions complètes et justes sur l’article. Il est en effet souvent très court et ne contient qu’une partie des informations importantes.

Au cours de votre lecture, il est fort probable que vous voyiez des tableaux, graphiques et images ; c’est ce qu’on appelle les figures. Les figures illustrent certaines parties du texte, habituellement les résultats. Vous y serez dirigés par des mentions entre parenthèses. Consultez-les  ! Elles sont là pour vous aider à comprendre. Bonus : ça brise la monotonie d’un long texte  ! 

 

L’introduction

Passez ensuite à l’introduction. Voici ce que vous devriez trouver dans cette section :

  • Le contexte — pourquoi ce sujet est-il pertinent  ?
  • Ce qui est connu sur le sujet — quels sont les résultats des études précédentes  ?
  • Ce qui n’a pas encore été découvert ou démontré — quel est le vide que l’équipe espère combler  ?
  • Ce que l’équipe a étudié — comment l’équipe a-t-elle tenté de combler un vide de connaissance  ?
  • L’hypothèse, s’il y a lieu – À quels résultats l’équipe s’attendait-elle  ?

 

La méthodologie

Après avoir recherché les concepts qui n’ont pas été définis dans l’introduction, il est maintenant temps de s’attaquer à la méthodologie.

Si les concepts sont décrits dans l’introduction, les tests, eux, le sont dans la méthodologie. Celle-ci peut se trouver à la suite de l’introduction ou à la fin de l’article.

Cette section devrait vous permettre de comprendre le travail effectué par l’équipe, soit d’où viennent les résultats.  Elle servira également à d’autres scientifiques à répliquer l’étude. La méthodologie contient donc souvent, elle aussi, un haut niveau de détail. Puisque votre but n’est pas de répliquer l’expérience, certains détails vous seront moins utiles que d’autres. La taille d’un échantillon peut vous informer sur la portée d’une conclusion, alors que la marque d’un appareil de neuroimagerie ou le nom d’un logiciel d’analyse sont susceptibles de vous être un peu moins utiles.

Voici quelques questions à se poser :

  • Quelle est la méthode générale de l’étude  ?
    • Si certaines techniques restent floues, prenez un moment pour les rechercher. Comprendre la méthodologie minimalement vous aidera à comprendre les résultats.
  • Est-ce que l’échantillon étudié par l’équipe permet de répondre à la question de recherche  ?
    • Par exemple, si l’étude porte sur les bénéfices de l’entraînement cognitif chez les personnes âgées, l’échantillon devrait inclure des personnes âgées, pas seulement des jeunes. 
    • Pour que les résultats soient applicables à toutesles personnes âgées, l’échantillon devrait, dans la limite du possible, contenir toutes sortes de personnes âgées : des gens avec différents niveaux de scolarité, des hommes et des femmes d’âge variés (et non, par exemple, comme c’est souvent le cas, seulement des personnes âgées de 60 à 75 ans, plus faciles à recruter), etc.
    • L’échantillon doit aussi être suffisamment grand pour être représentatif de la population étudiée. Par exemple, si je demande à 5 de mes voisins la couleur de leurs yeux et que 4/5 (= 80%) d’entre eux ont les yeux bleus, je ne peux conclure que les gens de mon quartier ont 80% de chance d’avoir les yeux bleus. Ce résultat est probablement dû au hasard (et, s’ils provenaient tous de la même famille, à un mauvais échantillonnage), car mon échantillon est trop petit.

 

Les résultats

Avec les réponses à ces questions en tête, vous pouvez passer aux résultats. Cette section est souvent bourrée de jargon technique et de chiffres ; ce niveau de détail est utile pour d’autres scientifiques, mais souvent ardu pour un lecteur du dimanche. Voici tout de même quelques notions de base :

Lorsque des tests statistiques sont effectués, les équipes de recherche rapportent si les résultats sont significatifs ou non, souvent à partir d’une valeur p se trouvant entre 0 et 1. Cette valeur p illustre la probabilité que le résultat obtenu soit attribuable au hasard (et donc qu’elle ne représente pas un vrai résultat). Plus la valeur p est petite, moins la probabilité que l’effet observé soit dû au hasard est grande. Souvent, un résultat est considéré comme étant statistiquement significatif lorsque la valeur p est inférieure à 0.05. Prenons l’exemple concret où nous comparerions la performance à un test de perception de la parole chez un groupe de personnes âgées ayant ou non des difficultés cognitives. Même si la performance moyenne au test de perception de la parole du groupe de personnes âgées sans trouble cognitif était numériquement supérieure à celle du groupe avec trouble cognitif (p. ex. moyenne de 80 % vs 75 %), l’équipe de recherche vérifierait à l’aide d’un test statistique la probabilité que cette différence observée entre les deux moyennes soit attribuable au hasard. Si la valeur p obtenue était inférieure à 0.05, l’équipe conclurait que la différence de performance avec et sans trouble cognitif apparaît significative. 

Il importe toutefois de noter que la valeur p n’est pas le seul élément auquel il faudrait porter attention  ! De fait, la valeur p n’indique pas la force de l’effet observé. Ainsi, malgré une valeur inférieure à 0.05, la différence entre les deux groupes, bien que réelle, pourrait être faible. Parmi les indicateurs de taille d’effet, on note le d de Cohen. Plus la valeur de d est élevée, plus l’effet est fort. De façon générale, il est considéré que des valeurs de d correspondant à 0.2, 0.5 et 0.8 reflètent respectivement des effets faibles, modérés et forts. Lors de votre lecture des résultats, si le d est rapporté, vous aurez donc une indication de la force des effets observés. 

 

La discussion

La section discussion de l’article explique les résultats et ce qu’ils signifient dans le contexte de l’étude et au-delà. Il faut toutefois utiliser son esprit critique lors de la lecture de cette section. Est-ce que les résultats semblent interprétés de manière raisonnable  ? Il arrive qu’on puisse trouver que les résultats d’une étude sont surinterprétés, par exemple, ou pas suffisamment expliqués. En être conscient vous permettra de tirer des conclusions informées de l’article.

La discussion aborde aussi les limites de l’étude. Quels sont les facteurs qui nécessitent de nuancer les conclusions  ? Par exemple, une étude comportant moins de participants a une moins grande force prédictive qu’une étude faite auprès d’un très grand nombre de personnes. D’autres facteurs pouvant influencer la portée des résultats ; en voici quelques-uns :

  • Les tests étaient-ils appropriés pour l’âge des participants  ? Reflètent-ils les capacités des personnes dans leur vie de tous les jours  ?
  • Les tests ont-ils été effectués dans les meilleures conditions de passation possible  ? (Par exemple, furent-ils effectués dans un endroit silencieux et libre de distractions  ?)
  • Un processus de vérification des données, ou d’accord interjuge, est-il décrit  ? Ceci ajoute à la qualité de l’étude.

 

La conclusion

Finalement, la conclusion réitère les points saillants de l’article et suggère des propositions d’études futures qui pourraient compléter ou confirmer ce que la présente étude a démontré. Notez que la conclusion est parfois intégrée aux dernières lignes de la discussion. 

 

Félicitations, vous avez terminé la lecture de l’article  ! 

A-t-il répondu à vos questions  ? En a-t-il généré de nouvelles  ? Il est important de se souvenir qu’une étude ne « prouve » jamais quoi que ce soit. C’est l’accumulation d’évidences provenant du plus grand nombre d’équipes de recherche qui permet de démontrer qu’une observation est réelle et stable (à ce sujet, consultez notre article sur la méta-analyse, un type d’étude qui combine les résultats de plusieurs études dans une même analyse  !). Si votre article fait suite à une longue série de démonstrations similaires, votre niveau de confiance peut être plus élevé que si c’est le premier à démontrer quelque chose. Le temps, et des études subséquentes permettront de valider ou de nuancer ce résultat.

Bonne lecture  !

Dernière modification le vendredi, 17 septembre 2021 15:49

À propos

Le laboratoire des neurosciences de la parole et de l’audition, dirigé par Pascale Tremblay, Ph.D., se spécialise dans la recherche en neurosciences cognitives du langage. Nos travaux, fondamentalement multidisciplinaires, portent principalement sur les bases neurobiologiques de la perception et la production du langage et de la voix, et sur les facteurs qui affectent notre habileté à communiquer en contexte social (âge, cognition, audition, etc.).